De la superstition à la névrose

La superstition en amuse certains et en fascine d’autres. Comme souvent dans la vie, tout est affaire de dosage. Prévoir de jouer à l’Euro Millions un vendredi 13, rien de moins inquiétant. Refuser de passer sous une échelle, passe encore. Mais être envahi d’interdictions et d’obligations rituelles, ça, ce n’est pas normal. Sur le blog SuperChance100-avis, on préfère jouer franc jeu avec les adeptes de la grille d’Euro Millions susceptibles d’être touchés par ce trouble.

Sel renversé sur la table, mauvais signe pour les superstitieux.
https://www.flickr.com/photos/anvica/

Hasard : point de départ

Pour la plupart des psychologues, la mise en place de manies superstitieuses est un moyen de lutter contre le hasard et l’anxiété qu’il génère. Ce qui n’est écrit nulle part ou qui ne dépend pas de soi, que ce soit dans la vie professionnelle ou personnelle, est difficile à vivre pour certains individus. Pire, le mystère de la vie et de la mort, auxquelles on ne peut rien, peut générer une profonde angoisse. Le besoin de sens et de contrôle prend le dessus. Et l’un des moyens de l’assouvir rapidement est de lier des événements distincts les uns avec les autres, de façon irrationnelle.

Les rituels, une obsession ?

« Si le feu devient vert dans les dix secondes, je vais passer une bonne journée. Si je marche sur les joints des dalles, il va m’arriver quelque chose de mauvais. Si je me lève du pied gauche, je vais enchaîner les catastrophes ». On a tous ce genre de pensées. Elles révèlent un trouble psychique quand elles sont multiples et altèrent le comportement voire la qualité de vie. Vous y pensez sans cesse ? Vous cumulez les grigris et les rituels pour vous rassurer ? Si vous n’accomplissez pas certains actes, vous vous sentez mal ? Cela peut être un signe de névrose. N’ayez crainte, ce n’est pas un gros mot. C’est une maladie de la personnalité de gravité mineure et dont on est conscient. On conseille de consulter un psychothérapeute ou un psychiatre spécialisé dans les troubles anxieux. Une fois le malaise décortiqué, il est plus facile de prendre la vie du bon côté.

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